Travaux de restauration de la continuité écologique et de la morphologie de la Roumer à Pont Boutard

Contexte

Lors de son premier Contrat Territorial 2012-2016, l’ex-Syndicat de la Roumer a réalisé un certain nombre d’études sur le volet continuité écologique. Le travail accompli avec les différents partenaires a permis d’établir des scénarios de restauration de la continuité écologique sur l’ensemble des ouvrages du bassin de la Roumer et ses affluents (Bureaux d’études C.I.A.E. pour les avant-projets sommaires et S.E.G.I. pour les avant-projets définitifs). Le Contrat Territorial 2020-2025 du Syndicat ANVAL s’attache à mettre en œuvre une partie des actions de restauration de la continuité écologique étudiée lors de la dernière décennie.

Les années 2021 et 2022 ont été consacrées à la mise en œuvre du projet d’effacement de l’ancienne retenue du moulin de Pont Boutard sur la commune de Coteaux-sur-Loire et de renaturation de la Roumer.

Déroulé des travaux

Les travaux d’effacement des anciens ouvrages de Pont Boutard ont pu être entrepris. L’arrêté préfectoral du 01/07/2016 constatant la perte du droit fondé en titre attaché au moulin de Pont Boutard constitue la pièce essentielle du cadre réglementaire de ces interventions.

Les travaux de renaturation de la Roumer ont eu lieu sur 1 km à l’aval du pont et des banquettes ont été terrassées dans l’ancienne zone de remous de l’ouvrage à l’amont.

Pont Boutard avant travaux (retenue du moulin)
Pont Boutard avant travaux
Pont Boutard après travaux
Pont Boutard après travaux

Suivi biologique du site

Une première campagne d’analyses piscicoles a été réalisée avant travaux, dans la zone de remous. Ce premier inventaire à Pont Boutard a permis de mettre en évidence la densité globale très faible sur cette station. Le peuplement est composé principalement de gardons et d’autres espèces d’eaux calmes (bouvières, perches communes, perches soleil). Les autres espèces sont très faiblement représentées (<5 individus).

La note IPR (Indice poisson Rivière) avant travaux de 39.7 correspond à une classe de « très mauvaise qualité ». Une deuxième campagne d’analyses piscicoles a été réalisée avant travaux mais une fois les vannes ouvertes. La note IPR de 17,9 s’était déjà améliorée, passant à la classe de qualité médiocreUne troisième campagne a été réalisée en septembre 2025 afin de constater de l’évolution du peuplement piscicole 3 ans après les travaux. La note IPR était de 15,195, passant à la classe de qualité bonne.

 Le rétablissement de la continuité écologique et l’apport granulométrique ont été favorables à la colonisation de la station par l’anguille

Financements

De part la nature et l’ambition des travaux, ce projet a bénéficié d’un financement maximal par l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne à 70% et la Région Centre-Val de Loire à 30%. L’ANVAL n’a donc pas eu de reste à charge à payer.